
Niji Fuyuno
(Tokyo, Japon)

Dans cette page, j'ai apprécié des haïkus de Grèce, Espagne, Irlande, Belgique (français), France, et Angleterre. Les haïkus originaux ont été publiés en la langue maternelle et en français dans le livre Haïku sans frontières: une anthologie mondiale par la direction d'André Duhaime. J'ai essayé de les traduire en japonais de deux façons. Un est la description fidèle qui longe la forme de l'original écrit. L'autre est de le transformer pour qu'il ait le rythme de haïku japonais.
Je pense que ma traduction en japonais ne pourrait pas être dite parfaitement bien faite, mais si vous pourriez percevoir et partagez cette forme ayant l'âme de la poésie de chaque auteur, je serai heureuse.
(Dans le texte originale, j'ai mis deux traductions en japonais à chaque haEu, mais ici, je publie seulement la forme qui a le rythme du haïku japonais.)
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Putting winter blankets |
En rangeant les couvertures d'hiver |
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Gilles Fabre (Irlande) |
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Fuyu môfu shimau toki kumo odorokasu
Ouvrir la porte du placard, y trouver une araignée casanière. Gilles lui a dit d'un tel air qu'il l'enveloppe avec la couverture douce: «Oh, pardon! Je vous ai surprise.» Puis, il laissait amicalement une couverture d'hiver à côté d'une araignée en disant «Dormez bien, cheminez en beau rêve de vous-même...»
Un homme, une araignée, et une couverture; ces trois existences ayant des langages différents sont en correspondance réjouissante. Une araignée heureuse dormante qu'on voit au-delà de branches qui plient sous le poids des fruits. Une araignée dans le placard devrait lui dire: «Gilles, j'ai un tas de choses à vous raconter.»
Ce haïku garde une bonne épaisseur de tendresse en consonance.
| Hot
day the soles of my feet on cold sand. |
Canicule |
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Sean O'CONNOR (Irlande) |
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Kokusho nari tsumetai suna no ue no aura
Un burin grave et encore burine la canicule. Au-delà
des mots qui sont posés involontairement, je vois clairement un monde
qui va apparaître. Un homme habillé d'une robe blanche, ample,
plissé à la Grèce, il sort de cette page, de ce terrain,
d'une page de Bible, vers nous, en marchant à pieds nus.
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Coughing - |
Je tousse - |
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Jim NORTON (Irlande) |
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Waga seke ba nikai no mishira nu hito mo mata
C'est un haïku comme une scène du cinéma de Hitchcock. À l'impromptu, des bruits imperceptibles innocemment consistent dans notre vie quotidienne.
Une image se met à déployer ses ailes dans mon coeur. Ces bruits innocents me font traverser une place du midi qui n'a pas d'ombre où l'air cristallin miroite. Je me ride, m'en passe au milieu de cette place et touche une clochette pieuse de la main comme une chère rencontre avec un bourdonnement d'abeille.
L'enchaînement de toux se transforme en salutation souriante légèrement
attendrie. Dans ce haïku, celui de Jim, pour cela, on peut trouver quelque
nostalgie thermogène de la consonance, discrète ainsi que des
paroles par le fil-téléphone entre deux personnes inconnues.
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Sur la nappe, |
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Werner LAMBERSY (Belgique) |
Takufu no ue shokki no yoko no kizu tekubi
Sur la nappe à fleurs étendue, on trouve les couverts:
verre, assiette, plat, couteau, canif, fourchette. À côté de
couverts, des mains variées mouvantes se réjouissent du déjeuner.
Un bras d'homme gros, musclé, et poilu se trouve auprès d'un
gobelet en verre, et dans son poignet, des cicatrices ont été
fortement gravés comme des traces de la fermeture éclair. Ce
sera une scène où la tension du sentiment dramatique va faire
son augmentation. En ce moment, un regard acuminé de Werner tourne
en un objectif. De l'extérieur à l'intérieur, il va se
focaliser... De l'existence corps inorganiques à l'être matière
organique, notre coeur commence à ondoyer vers la mer ténébreuse.
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Llamamos cielo |
Nous appelons ciel |
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María Pilar ALBERDI (Espagne) |
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Kuchizuke no nochi kono ao o sora to yobi nu
Que ce ciel bleu spacieux est éternel! En traduction
française, on écrit «ce bleu» sur le papier blanc. Il n'y a
pas d'expression «azur». Bien qu'il soit absent le mot «azur» dans ce haïku,
il m'apportait le son «a» ayant tant de sérénité, tant
d'éclaircie. Puis, ce son m'a offert de la musique. En cette ondulation
musicale, je trouve un raisin de la joie entièrement ronde innocente
qui avait été cueillie par des dieux et des déesses. C'est
un raisin félicité qui respire profondément ainsi qu'un
cosmos parfumé.
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raking aside leaves |
en enlevant les feuilles |
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H. F. NOYES (Grèce) |
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Ike no ue no ha o torisare ba tsuki akarushi
Des feuilles couvraient la surface d'un petit étang dans
la cour. La lune, est-ce qu'elle est captivée dans l'eau comme une
prisonnière? Je libère la lune; je délivre, dépêtre
la lune de l'eau. Le sentiment de Monsieur Noyes tout s'épanouit dans
la dernière phrase, «je libère la lune». Comme une membrane
vibrante semi-perméable de joie, comme une perte des eaux de Sainte
Mère, il aura des ailes de lumière. Longeant la lune qui se
reflète dans l'eau, le coeur de l'auteur H. F. Noyes et notre âme
pareillement coulent.
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Nous habitons |
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Alain KERVERN (France) |
Warera sumu yoromeku umi no shizukesa ni
Nous, comme êtres humains qui se posent dans l'espace immense entre le ciel et la mer, sommes de si éphémères existences! La mer nous interroge éternellement, en balançant, en hésitant, en trébuchant parmi nous. Nous, nous nous confondons avec la nature aussi bien que la mer qui se confonde en le ciel. La mer nous donne une question infinie: «Qui suis-je?»
Devant la mer, les deux prunelles d'Alain existent à l'intérieur, et sont captivés dans un silence frémissant embryonnaire. À la palpitation de la mer, Alain sacrifiait paisiblement toute son existence.
Sur la table de petit-déjeuner d'aujourd'hui, parmi nous,
il y a un arôme d'une tasse de café. Cette surface brune se prélasse.
Tantôt elle sera une mer parlante nacrée. Tantôt elle sera
une mer amère qui se ride à la brune. Puis, aussitôt,
elle esquissera son visage ayant la pluie fine printanière.
| Le
caneton est mort Les gosses au bout du jardin dignement l'enterrent |
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Bruno HULIN (France) |
Ogosokani kora wa umetari ahiru no shi
Mort, un petit cadavre d'animal. Un enfant l'enterre dans le
sol de jardin. Pour les enfants, c'est un incident ainsi que......... un bateau
à voiles oscillant furieusement dans une tempête qui va arriver
au rivage. Comme, il est......... comme un réveil-matin qui tout à
coup arrête ses aiguilles quand il demeure au passage dans son rêve........;
pareil à......... au moment où, soudain, il ne comprend plus
la façon de nouer des lacets de ses chaussures de sport. C'est un grand
événement semblable à ses yeux fiévreux injectés
qui vont devenir secs. Chaque enfant devient Dieu, et reçoit le caneton
avec dignité et fierté. Tout comme «êtres vivants », ils
soufflent, respirent sur un corps de caneton. La mort, là, ce n'est
qu'un incident passager, qu'un noeud minime et léger sur un courant de temps.
Ils l'ont trouvé, ils l'ont accepté, ils y furent dans l'instant même.
| ruminant
la brume des vaches couchées dans des prés morceaux de paysage |
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Sam (YADA) CANNAROZZI (France) |
Kiri o hami no ni ushi yasumu ichi keshiki
Une Vache, elle profondément respirait l'air dans ses
poumons qui sont pleins d'odeur de l'herbe. Sa queue semblait remuer doucement.
La vache appuyait son nez sur les fleurs marguerites dans une tréflière.
Elle est, songe......... ses deux petites jambes de devant se rangeaient nettement
sur le vert de trèfles. L'air parfumé de fleurs, une polyphonie
variée abondante de fleurs va s'élargir. Puis, il fait un passage
coloré de Horai. Sitôt, il guidera à nous une messagère
qui est bien avec une farce.
| Cris
de martinets qui font des entailles dans un matin de juillet. |
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Robert DAVEZIES (France) |
Rokugatsu no harawata to naru hanmâ on
Des bruits de martinets déchirent l'air du matin d'été.
L'acuité pointue, des mots pressés travaillent verticalement.
Pas de ligne ayant les courbes douces. Chaque mot est jeté à
bas sur un papier autant que sur notre intérieur comme une lumière
aiguë et anguleuse. La lumière d'été clairement
pose des ombres d'objets sur le terrain. Une puissance agitée, un bruit
rigide qui bat l'objet. Entrailles, ce sont des choses congestionnées,
tièdes, molles. Ce sont des objets qui ne sont pas couverts des os ou de la
peau solide et qui s'appellent les organes. Des bruits de martinets verticaux
ayant une vigueur lourde font face aux entailles qui ont de la température.
Des bruits de martinets forment un amas de pouls serrés à l'intérieur.
Solennellement, Robert se met à dessiner une peinture sacrée
dans la lumière du matin de juillet.
| Un
nuage voyage sur le capot rutilant de l'automobile |
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Jean Marc DEMABRE (France) |
Kumo no tabi hikaru kuruma no ooi no ue
Bien léger, joyeux. Des mots ailés s'envolent
avec ravissement. Le nuage est heureux, parce qu'il accompagne un paysage
riant et monte en voiture polie étincelante. De ce haïku, un sentiment
ravi va se transmettre docilement, naturellement à mon coeur. Je me
déploie au ciel ainsi qu'un rideau zéphyrien flottant au vent
qui est la lumière solaire tamisée.
| l'univers
est un grand mystère dit-il en regardant un carré de poireaux |
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Jean ANTONINI (France) |
Negi hata o mi tsutsu ii taru sora no fushigi
C'est un haïku enveloppé par l'esprit et l'humanité. Le champ est divisé en carré. Là, on trouve des poireaux, légumes courants qui ont de la forme épée verte. Ils vont croître.........
Jean et Marie étaient en champ. Jean lui a dit: «Tu sais, Marie, le ciel est si mystérieux, si miraculeux! Tu es d'accord, non? Je..., je..., je vous..., je... te..., te..., t..., aim.......................»
Dans le champ, vers le ciel spacieux, les poireaux respirent en faisant leur
vert profond plus en plus avec le coeur de Jean. Ce haïku me semble une
chanson d'amour ingénue, innocente. J'entends chanter un Tourbadour.
Bientôt, les sons de Lyre pincée par Apollon m'arriveront.
| une
feuille tombe et la pleine lune s'agrandit |
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Pierre COURTAUD (France) |
Hitoha ochi mangetsu sarani fukurami nu
Silence. Face à face, une feuille et la lune partageaient
leurs sourires. Pierre faisait silencieusement face à un arbre. Sans
bruit, une feuille est tombée comme une goutte. Une feuille chargée
du temps éternel, chargée du ciel immensurable. Elle atterrait.
En coeur de lui, sa lune éclairait l'envers de ses yeux. Son coeur
frémissait. Puis, sa lune paisiblement resplendissait et le gardait,
le couvait en pleine ronde.
| Nymphe
innocente et nue comme une corde a linge sans chemise. |
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Michel-Francois LAVAUR (France) |
Ninfu wa junshin kara no sentaku rôpu no yôni
Un sourire de déesse félicite ce haïku de
Michel-François qui est plein d'esprit coquet. On peut seulement regarder
horizontalement une corde à linge lâche qui n'a pas de chemise.
Une corde à linge, elle reste en ciel paisiblement et trace en forme
d'arc doux. Dans cet espace vide, le lecteur, chacun ou chacune peut légèrement
danser en forme intérieure de lui-même. Enlever son chapeau,
se déshabiller sa chemise, se déchausser et démolir son
armure du coeur. Éclore. Mon âme va se démêler,
se libérer, s'étendre au ciel limpide.
| Tantad
gouez o strakal Dans round digristen Da lida Sant Yann |
Flambée sauvage |
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Rozenn MILIN (France, Breton) |
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Moeagaru ikyo no rondo yohane-sai
Ronde païenne. Ce jour-là, des païennes dansent
une danse flamboyante en exhalant de l'énergie de flammes primitives.
Elles, elles vont plus en plus flamber, plus en plus se transformer aguichantes.
Le premier vers, «flambée sauvage» attrape vivement en sursaut la forme
de ce haïku et garde son esprit incarné par sa flamme. Flamber,
des mots «flambée sauvage» vont se métamorphoser, s'enraciner
profondément dans la force. Ce passage surgit magnifiquement et passionnément.
Puis, directement il arrive ici, verticalement à mon coeur.
| La
couleur des pivoines usée par les pluies de mars Une aube de brume |
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Patrick BLANCHE (France) |
Harusami ni iro noku botan kiri no yoake
En cet espace, des pivoines glissent lentement en descendant
une pente du temps, puis, s'arrêtent, flottent en songeant. Pas encore
n'arrivent l'aurore du matin. Dans la faible lueur embryonnaire, il y a de
la couleur des pivoines. Il pleut dans la scène, ce paysage cadré.
Flotter........., ce paysage ennuyeusement le parfum fertile. Être.........,
l'espace personnifié s'étend en gardant tant de tendresse et
un peu de lassitude, et demeure un silence corporel attirant.
| Quatre
ballons jaunes leurs destins entortillés voguent vers le sud |
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Philippe CAQUANT (France) |
Ki fûsen yonko karamari minami e yuku
L'homme, il semble qu'il aille s'emporter sur le vent à
la direction du sud en s'accrochant à un de ses quatre ballons. J'ai
un coeur palpitant à la perspective de la joie. La petite joie en attente.........
Quatre ballons jaunes, ils brillent de couleur dorée de fleurs mimosa.
Pareillement, ils sont en compagnie de l'ombre d'anxiété. Voguer,
ce mot les arrête un instant. Un ballon rame, erre sur les vagues en
air. «Voguer», il lui fait tourner la tête, comme Orphée.
| reading
sea haiku: the sudden smell of full tide rising from the book |
lecture de haïkus sur la mer: |
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Colin BLUNDELL (Angleterre) |
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Tachinoboru shio no ka umi no haiku yori
Colin lisait, lisait, tranquillement un livre dans sa chambre.
La fenêtre sans doute se laissait fermer. Il lisait un haïku
de la mer. Comment est-il? je pense. C'est un haïku de la mer printanière
de Buson, Méditerranée japonaise, setonaikai? Ou, la mer agitée
autour de l'île Sado de Basho? Ou bien la mer tempétueuse en Bretagne?
La mer azurée en Grèce? La mer dorée en Venise? Je songe.........
Je suis en imaginations variées. Le bruit des vagues remplissait sa
chambre entièrement fermée. À ce moment, alors, le coeur
de Colin déjà se colorait complètement de bleu de la
mer.
| an
inch of wool caught on heather in the wind |
un bout de laine |
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Fred SCHOFIELD (Angleterre) |
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Ûru no hashi o hîsu ga torau kaze no naka
Les bruyères étaient sur le terrain rocheux en
pente desséché que le vent soufflait. Fred, lui, il fixe ses
yeux sur une pierre en songeant, puis, regarde en haut vers le ciel, marche
dans le vent en lisant par moments son livre à la main. Une fleur de
bruyère, elle a appelé et arrêté le bout de la
veste en laine. Cette scène nous fait avoir un pressentiment du bruit
de vent qui sera un ouragan et aussi bien que les airs sur le pourtour d'une
lacune qui commence à se blesser......... Une meurtrissure se met à
émerger d'herbes.
| clearing
cloud - through cedar branches the slope of the fell |
le ciel se dégage - |
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Jackie HARDY (Angleterre) |
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Sora haruru sugi no e wataru oka no saka
Un changement du site en passage a été saisi et
construit par les lignes biaises, par les lignes verticales, par les lignes
horizontales. Et, dans mon coeur, je pourrais reconnaître une construction
du site abstrait qui est en train de se former. L'air transparent, le ciel,
les arbres, le terrain, toutes leurs formes se fondent en une belle harmonie.
Sereinement, une clairière interne de Jackie projette son spectacle
ensoleillé sur l'écran.
| morning
mist a workman whistles no particular tune |
brume matinale |
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Martin LUCAS (Angleterre) |
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Asagiri ya kôin no kuchibue ki no muku mama
C'est un bon matin, brumeux, dans un quartier d'usines. Un ouvrier
siffle un air joyeux. Il est sur le chemin d'aller au travail. Son sifflement
rempli de la joie vivante, coule, et emporté sur le vent, flâne
vers les toits d'usine, puis, tourne au coin en sinuant dans une ruelle de
ville......... Bientôt, quand le soleil se lèvera, son sifflement
rencontrera un papillon. Les sons de sifflement réveillent rythmiquement
les fenêtres variées tour à tour, ensuite,
les portes diverses tour à tour.
| leaving
the nest - a single curled feather skims the surface |
tombant du nid - |
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Susan ROWLEY (Angleterre) |
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Su o satte makige no hane wa mizu no ue
Il y a un nid dans la cime. Susan le regardait en haut. Une plume blanche souple va tomber doucement en errant dans l'air et à la surface de l'eau. Une plume est en arc, elle n'a pas de poids. Elle, la plume, s'écarte du cours de temps et longe une phase de sa gamme. Jusqu'à......... elle arrive, elle se dirige vers la surface de l'eau étale. Un amerrissage fut. Comme un voyage pendant longtemps!| in
the rose-garden a man I don't much like enjoying the sun |
dans la roseraie |
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George MARSH (Angleterre) |
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Hi o tanoshimu baraen no otoko kirai nari
La roseraie est pleine de parfum de rose vertigineusement étouffant. Un homme bien aimé par le soleil est aussi entouré de fleurs......... Il est un homme qui est en air réjoui. Alors, un autre homme grimaçant, embué dit en soi-même: «Zut! Ce type-là, je ne le trouve pas sympathique, je ne l'aime pas...» L'auteur, George Marsh décrit deux hommes ayant des caractères différents qui sont communs à tels personnages en tragédies de Shakespeare, qu'Othello ou Hamlet. George accompagne le parfum de rose. Et à nous, il l'apporte, il nous le donne. En le longeant, il nous montre une psychologie d'endroit ombreux dans notre coeur par son esprit légèrement satirique, par son moyen contemporain. Il rajuste sans emphase la position et l'angle d'un miroir à trois glaces en ternissure.| drip
by drip the moonlight lengthens in the icicle |
goutte à goutte |
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David COBB (Angleterre) |
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Sukoshi zutsu gekkô fueru tsurara no saki
La lumière de la lune s'étend peu à peu et éclaire l'espace. La lune et le glaçon sont vis-à-vis. Un silencieux regard de David sauve cet espace luisant glacé. Puis cet espace devient l'air thermogène. Lui, David, à nos âmes envoie et escorte cet espace intact. Un espace incarné, son regard philosophe, les lumières chantantes, ils sont mélangés. J'aperçois une métamorphose de la lumière douce en tissu éthéré. Ce tissu en lumière pardonne à tous, toutes les choses sur la terre. Ainsi, il nous serre dans ses bras avec sa diaphanéité.| Still
unopened The greenish hydrangea flowers: The taste of tea |
Pas encore ouvertes |
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Cicely HILL (Angleterre) |
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Ajisai wa mada usumidori ocha no aji
Une joie d'être en attente. Comme des balles, devant lui, les fleurs de l'hortensia réel sont encore fermes et vertes. Mais déjà, dans le coeur de Cicely, elles, envoûtants, pleinement s'épanouissent en violet clair. L'heure du thé où l'on s'amuse coule lentement autour de l'hortensia. Vers le ciel, d'une tasse à thé, le bout de la vapeur d'eau monte en se balançant en l'air pour recevoir la pluie claire.| on
a rock still damp from high tide rain starts to fall |
sur un rocher |
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Michael GUNTON (Angleterre) |
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Michishio ni iwa shimeri keru ame furidasu
La marée haute mouillait un rocher. Michael fixait ses yeux sur un rocher. L'eau de mer le traçait. Le rocher a rencontré l'eau de mer, et maintenant il touche la pluie qui tombe du ciel. Michael entre et pénètre dans le rocher, descend pas à pas un escalier tournant. «La pluie commence à tomber», cette phrase, tout à coup change le ton et passe à une improvisation souple et légère. La pluie fine qui tient sa luminosité du ciel, elle va transformer une scène sérieuse et méditative en paysage apaisant.| outside
the box left in the garden begins to fill with snow |
dehors |
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Annie BACHINI (Angleterre) |
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Ie no soto yuki mitsu niwa no hako no naka
La neige tombe dans le jardin d'Annie. La neige va s'y amasser dans une boîte. Soudain, elle vient de vouloir interroger Dieu sur la signification de l'être de la boîte carrée. Entre l'objet et la neige, le temps d'Annie silencieusement tombait. On dirait qu'une alternance des saisons internes d'Annie, une couche de neige dormante commence à passer au printemps et ouvrir sa couleur blanche éclairée.
Par ma fenêtre, je regarde ce coteau de neige éclairé en coudant une robe à fleurs des champs, des bleuets, des coquelicots.
Niji Fuyuno (Juin 2000)